STRESS CHEZ L’ENFANT : QUELS SIGNAUX DOIVENT NOUS ALERTER ?

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Le stress n’est pas le privilège des seuls adultes. Les enfants, même tout petits, peuvent aussi être touchés. Ils manifestent leurs tensions, mais ne les verbalisent pas nécessairement.

Quels signaux doivent nous alerter ?

Rappelons-nous. Le stress est une réponse comportementale organique normale en réaction à un événement menaçant, perturbant ou inhabituel.

Comme nous l’avons déjà explicité par ailleurs, ce phénomène physiologique se manifeste par la surproduction de deux hormones, l’adrénaline et le cortisol (=>référence à l’article sur le Coronastressus). À petites doses, pas de danger ! Mais en trop grande quantité, les répercussions peuvent être plus ou moins importantes, tant sur la santé que sur l’épanouissement de l’enfant. Bien sûr, les sources de stress ne sont pas les mêmes pour tous les enfants : perte de contrôle, situation imprévue, ou situation nouvelle, … et les manifestations peuvent être multiples.

Or un enfant, pour bien grandir et pour se sentir apaisé, a besoin de SÉCURITÉ AFFECTIVE et de SENS (le sens étant lui-même une variation de la sécurité, pour agir).

La SÉCURITÉ lui est apportée par de l’amour, de la tendresse, de l’attention, de la présence, de la valorisation, du cadre, de la stabilité, des rituels, des horaires, etc.
Le SENS lui, est apporté par de la cohérence, de la justice, de la vérité, de l’authenticité, du symbolique donc, mais aussi par des apprentissages pour grandir intellectuellement et socialement (livres, jeux d’enfants, apprentissages scolaires, manèges, jardins d’enfants, socialisation à la crèche et à l’école …).
La crise épidémique actuelle doublée du confinement ébranlent ces deux appuis fondamentaux de sens et de sécurité. Ils rassemblent à eux seuls toutes les sources de stress – perte de contrôle, imprévu, inconnu et plus encore, provoquant nécessairement tension et anxiété, chez nous adultes tout autant que chez les enfants. Notre propre stress envenimé par l’actualité est évidemment un facteur de stress supplémentaire pour les plus jeunes. Pire, le « déclassement » et le rabaissement des imagos parentales, du fait d’une loi ressentie comme « féroce » qui limite le travail et les sorties sans autorisation, et qui nous rend craintifs des contrôles de police, du Virus voire des autres en général – potentiellement positifs au Covid-19 -, insécurisent les enfants d’autant plus.

Les troubles du sommeil – cauchemars, difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents -, ou de l’appétit sont souvent de forts indices. Mais ce ne sont pas les seuls.

Nous pouvons également repérer :

– Les traditionnels maux de ventre et rongement des ongles ;
– La possible apparition de tics comme le clignement des yeux, une toux nerveuse ou l’arrachement des cheveux, … ;

Mais surtout :

– De l’agitation permanente ou par pic ;
– Des cris ;
– Du bruit pour recouvrir tout le reste ;
– Une forte émotivité et de la susceptibilité soudaine ;
– De l’irritabilité marquée, de la colère ou de l’agressivité ;
– Du repli sur soi ou de l’isolement ;
– Des changements d’humeur en général ;
– Des pleurs pour un oui ou pour un non ;
– Des auto-jugements négatifs et de la dépréciation ;
– Des comportements régressifs : énurésie, encoprésie, langage de bébé, … ;
– De l’angoisse à la séparation ;
– Du collage ;
– Des états de panique quand l’un ou l’autre proches disparaît du champ de vision ;
– Ou encore des « je t’aime » répétés…

Sont-ils touchés par ce qu’ils voient ou entendent à la télévision en cette période si particulière ? Sur internet ? Ou simplement dans la bouche et le comportement des adultes supposés rassurants ?
Il importe donc de leur offrir soutien, réconfort et solutions adaptées à leurs besoins afin de les aider à faire face au stress.

Quelques pistes… pour un cadre équilibré, repérant et sécurisant :

– La baisse de notre propre niveau de stress pour proposer un CADRE SÉCURISANT est une priorité ;
– L’exercice physique est un bon moyen pour lutter contre le stress, chez l’adulte comme chez l’enfant. Alterner entre des activités calmes et des sessions plus actives pour dépenser l’énergie accumulée ;
– La RÉGULARITÉ des horaires de repas et de coucher pour offrir un cadre équilibré ;
– La mise en place d’une routine et de rituels pour retrouver des REPÈRES dont ils ont besoin pour être rassurés ;
– Du temps passé et partagé avec eux dans des activités qui LEUR font plaisir pour aider à l’apaisement ;
– De l’écoute, du soutien, de la PRÉSENCE. Mais aussi des mots pour les aider à nommer leurs émotions, souvent difficiles à exprimer ;
– De l’échange, des discussions, pour expliquer et répondre à toutes leurs questions, certes de façon simple et adaptée à leur âge, mais TOUJOURS SANS MENSONGE. Avec honnêteté ;
– Enfin, la représentation d’un FUTUR COHÉRENT et d’un temps structuré sont indispensables pour ne pas les maintenir dans un espace et un temps infini…

Dans des situations trop complexes, un professionnel peut aider et éclairer. Sa place de tiers extérieur pourra parfois faciliter les échanges et contribuer à un soulagement des souffrances.

N’hésitez pas à me retrouver sur Doctolib en cas de besoin pour une téléconsultation.

Post scriptum : N’oublions pas… S’il est vrai qu’un rien peut déstabiliser un enfant… il suffit de parfois peu de choses pour le restaurer. Fort heureusement !

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